En préparation de la 21e Conférence internationale de l’IIBA à San Diego, Californie, qui se tiendra en octobre 2011
Les Sociétés nord-américaines et néo-zélandaise en Analyse Bioénergétique (NANZIBA)
invitent avec grand plaisir la Communauté francophone de l’IIBA
à un FORUM DE DISCUSSIONS

OBJET: Liens théoriques et cliniques entre neurosciences et
Analyse bioénergétique
AUTEUR: Allan N. Schore
TITRE: La régulation affective et la réparation du Soi. Les éd.
Du CIG.Montréal. (pour information : administration@cigestalt.com ou télécopier à 514-481-4134
| Trad. de AFFECT REGULATION and the REPAIR of the SELF, Norton Inc., 2003 |
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| Chapitres: | 2, 3, 4 et 5 |
| DÉLAI : | à partir de maintenant jusqu’ à la mi-juillet 2011 |
Déjà, en ce début de 21e siècle, plusieurs collaborateurs et collaboratrices en Analyse bioénergétique ont partagé avec nous leurs vues concernant des corrélations entre neurosciences et Analyse bioénergétique. Il en est ainsi d’Edith Liberman, de Christa D. Ventling, de David Kuniansky, de Bob Lewis, d’Helen Resneck-Sannes, d’Angela Klopsteck et de Guy Tonella qui ont publié leurs articles dans différentes éditions du Clinical Journal of the International Institute for Bioenergetic Analysis.
Ainsi, Helen Resneck-Sannes a écrit dans son article intitulé The Embodied Mind (édition 2007): “Il ressort que la stimulation provenant des figures parentales pendant les premières années de vie soit nécessaire à la formation des muscles, des structures viscérales et sensorielles à l’origine des formes et de leurs fonctions que la théorie bioénergétique appelle le caractère.” (p. 46)
Par ailleurs, Allan Schore dans le livre ci-haut proposé nous apprend que (p. 31) « …des hypothèses concernant la nature du système structurel interne modifié par la psychothérapie ont été corroborées par une étude tomographique par émission de positons (PET ou Positron Emission Tomography). Cette étude montre des changements significatifs de l’activité métabolique du cortex orbito-frontal droit et de ses connexions subcorticales à la suite de traitements psychologiques réussis (Schwarts Stoessel, Baxter, Martin et Phelps, 1996). Ces résultats sont soutenus par un grand nombre d’études dans le champ des neurosciences indiquant que bien que les effets associés aux expériences vécues dans le cadre du développement de l’enfant soient plus rapides et abondants que chez le cerveau adulte, la capacité de changements associée à la malléabilité du système nerveux demeure toute la vie… » (Rosenzweig, 1996)
Schore écrit aussi “La psychanalyse devra… réévaluer son emphase prédominante sur la cognition, particulièrement les mécanismes verbaux, aussi bien que retravailler sa dichotomie cartésienne corps et esprit.” (pp. 203-204)
Au cœur de son approche thérapeutique, il y a de ça plusieurs décennies, Alexander Lowen lui-même intégrait l’esprit et le corps tant dans la théorie que dans la pratique de l’Analyse bioénergétique avec accent sur le travail corporel. Ne devons-nous pas donner suite à l’héritage de Lowen ? (Tonella, Paradigms for Bioenergetic Analysis at the Dawn of the 21st Century, in the Clinical Journal of the IIBA, édition 2008, p.28)
QUESTIONS :
À partir de nos expériences cliniques et nos connaissances actuelles,
1. Les techniques et les principes proposés par les thérapeutes bioénergétiques, contribuent-ils à réparer la stimulation initiale insuffisante chez les personnes qui les consultent?
2. D’autres applications cliniques spécifiques à l’Analyse bioénergétique se rattachent-elles aux dernières recherches en neurosciences telles que présentées par Allan N. Schore? Si oui, lesquelles et comment ?
3. Quelles sont les influences de cette lecture sur nos interventions cliniques et sur nos patient-es?
Nous sommes invité-es à commenter dans l’espace à cet effet ci-dessous, avec notre nom, notre statut de membre de l’IIBA, de même que notre titre professionnel de base.
(ceci que nous ayons l’intention ou non d’être présent-e à la Conférence de San Diego).
Michèle Dupuy-Godin, SOQAB, modératrice
James Byrne, After Dark Grafx, spécialiste du web
Emmanuel Bernet, SOQAB, assistant en informatique
NANZIBA vous remercie

Selon Schore, dans nos 2 ou 3 premières années de vie, notre corps ressent, l’émotion (liée au plaisir/déplaisir) naît, notre réseau neuronal se crée (s’élargit/se repli/se ferme) – une boucle qui peut se reprendre, se refaire, se continuer, se réparer lors de nos moments psychothérapeutiques – une pérennité qui nécessite dans ce sens des changements “all over, body and mind ” – parce que le cerveau droit est aussi nommé à cause de ses origines émotives “the right mind” -
êtes-vous d’accord? – si oui, peut-on y voir la beauté des liens entre neurobiologie et analyse bioénergétique nous qui travaillons si heureusement avec le corps?
Excellent Blog !!!!
MERCI DE VOUS JOINDRE AINSI À NOUS – POUVEZ-VOUS ÉLABORER ET NOUS PARTAGER POURQUOI VOUS TROUVEZ INTÉRESSANT CE BLOG ?
J’aime bien cette phrase de Lowen: I HAVE LEARNED THAT THE PATHWAY TO EMOTIONAL HEALTH IS THROUGH THE BODY -(Pleasure)
J’aime la mettre en parallèle avec la position de Schore et des neurosciences qui intègre les besoins corporels du bébé, l’intersubjectivité mère/enfant, la qualité de leur régulation (plaisir/déplaisir), ± son développement neuronal et la ± santé affective de la personne en devenir -
Vos commentaires?
Cette phrase de Lowen est tire du livre HONORING THE BODY et non de Pleasure – je regrette cette erreur -
L’apport des neurosciences et la lecture de La régulation affective et la réparation du Soi de Allan Schore, particulièrement, met en lumière la pertinence de l’analyse bioénergétique. L’emphase mise sur le corps autant que sur l’aspect émotionnel dans toute l’oeuvre de Lowen et la pratique bioénergétique telle qu’on la retrouve actuellement nous démontre en multiples exemples comment une personne peut récupérer un mieux-être tangible. La lecture de Schore m’apparaît une véritable bible décrivant le fonctionnement interne de la psychothérapie chez l’être humain et chaque description vient renforcer la compréhension du travail bioénergétique.
Lors du développement, la réponse adéquate du parent aux besoins émotionnels favorise un développement optimal chez l’enfant. Comme dans la majorité des cas ce développement a été altéré, nous pouvons en constater les résultats parfois pathétique chez les personnes qui viennent nous consulter, parfois en grande souffrance. La découverte de la malléabilité du cerveau tout au cours de la vie, spécifiquement la région liée aux émotions vient confirmer l’efficacité du psychothérapie où véritablement, un lien affectif profond peut être réalisé entre le client et le thérapeute.
La capacité du thérapeute à installer un cadre où la personne peut remettre en jeu les parties dysfonctionnelles de sa personnalité et y trouver une réparation sont le résultat d’un cheminement personnel et professionnel très élaboré comme on peut le constater dans la formation en AB. Puisque le thérapeute représente son propre outil de travail autant que les connaissances qu’il a acquises, il doit avoir, corporellement, fait tout le travail pour lui-même afin de ressentir de façon très sensible, ce qu’il propose au client et qui lui apparaît approprié à cette personne .
La perception du contre-transfert et les sensations mêmes du thérapeutes sont des informations privilégiées pour accéder au monde interne du client. Le thérapeute doit pouvoir tolérer l’intensité des affects et contenir ces émotions afin que le client puisse les perlaborer comme disait Lowen. L’écho émotionnel dont on parle tant en AB est repris par Schore: “Dans un dialogue authentique avec le thérapeute, le patient peut accéder à un mot interne et puis à un mot parlé qu’il a besoin de dire à un moment particulier, mais qu’il ne possède pas encore comme langage. Cependant, le patient doit expérimenter cette description verbale d’un état interne comme ayant été entendue, ressentie et observée par une autre personne empathique. De cette manière, les aspects émotifs de la réponse des interventions du thérapeute sont tranformateurs pour le patient.”
Bonjour,
N’est-il pas temps de nous demander POURQUOI mettre en lien l’Analyse bioénergétique et les neurosciences – qu’en penserait Alexander Lowen? – à plus tard -
Bon matin,
Pourquoi coupler les neurosciences avec l’Analyse bioénergétique? -
N’est-il pas intéressant de lire chez Schore les liens entre Freud et Bowlby en tant qu’apports importants à la théorie du développement? N’est-il pas heureux de considérer de même que Lowen a enraciné ses caractères dans le développement de l’enfant? Et son accompagnement thérapeutique dans la recherche de souvenirs inconscients à l’aide des outils et de la relation bioénergétiques? Shore lui-même au terme de recherches récentes sur le cerveau, présente un point de vue psychoneurobiologique de l’inconscient en développement, sur l’”origine de soi”, ceci depuis l’arrivée au monde de l’enfant, soit au niveau pré-verbal. Il suggère que le développement structurel de l’hémisphère droit intervient dans le développement de l’inconscient. Ce, à l’aide de l’”attachement” mère-enfant, aux niveaux relationnel, sensoriel, émotionnel, rythmique.
Auriez-vous envie de réagir? Je l’apprécierais beaucoup.
Bonne journée
Schore cite ainsi Damasio 1994: “the fact that the right hemisphere contains the most comprehensive and integrated map of the body state available to the brain”. Ceci ne peut-il pas mettre en évidence que travailler avec le corps comme nous Analystes bioénergéticien-nes (physiologiquement, sensoriellement, mnésiquement) est une activité accordant constamment le cerveau droit, d’une façon humainement unifiée? N’est-ce pas là l’acte de foi de Lowen?
À la page 154 de son livre Affect Regulation and the Repair of the Self, Schore écrit ceci: “Blushing reflects a shift of balance from sympathetic to parasympathetic components of the ANS, the system that determines the physiological expression of all emotions”.
Et à la page 152 Schore cite Panel, 1974: A guiding principle in this investigation is embodied in the assertion that “any comprehensive theory of affects needs to include the physiologic segment as well as the psychoanalytic”
D’où 2 dimensions corporelles à la théorie des affects selon l’auteur: celle des segments (portion bien délimités d’un ensemble, Petit Larousse), et celle du système nerveux autonome – mais que veut dire Schore par segment?
cette phrase de Schore, p. 157 peut-elle nous éclairer sur la notion de segments: “sympathetic and parasympathetic components are known to have different timetables of development resulting in unique physiological organizations, at different stages of postnatal life” – anneaux de tensions dans segments corporels: cibles de réparation du réseau neuronal, particulièrement du cerveau droit, en Analyse bioénergétiqwue ?